Microaventures

Microaventure de 2 jours en vélo gravel et bivouac dans le Morvan

Bien abritée à l’aire d’éco bivouac

J’ai profité des vacances de la Toussaint pour faire une microaventure de 2 jours avec mon vélo gravel en dormant en bivouac dans le parc naturel régional du Morvan. Et accessible en train avec mon vélo depuis Paris ou Lyon.

J’ai démarré le parcours à la gare de Les Laumes – Alésia, qui est sur la ligne TER Paris – Lyon. Attention, il faut réserver sa place vélo (gratuite) sur ce train. Au retour, il est possible d’aller jusqu’à la gare de Blaisy-Bas qui permet de rejoindre Les Laumes ou Dijon en TER.

Pour trouver son trajet en train avec son vélo, retrouvez ma technique expliquée ici.

Au départ de Venarey-Les-Laumes, je suis le canal de Bourgogne. Ensuite, c’est l’entrée dans le parc du Morvan par Saulieu. Pour monter à Saulieu en évitant la grosse route, je suis passée par une ancienne voie romaine. Au milieu des arbres, c’est très beau mais les gros pavés en montée, c’est sportif ! Une fois dans le parc, le relief se creuse, les grands champs disparaissent au profit de parcelles plus petites entourées de haies, la monoculture laisse place à une alternance d’élevage, de culture et de forêts de pin. Après Saulieu, direction le lac de Chamboux avant de finir à la maison du parc de Saint-Brisson pour la nuit (voir ci-dessous).

Le lendemain, retour à Saulieu puis sortie du parc direction Pouilly-en-Auxois où je pique-nique à un abri bus abritée de la pluie. Ici, on est dans l’Auxois. Puis c’est la montée vers Sombernon avec une très belle vue sur les roches de Beaume (une petite falaise surplombant la vallée où se trouve la route). Le relief est encore présent et offre de jolis paysages d’élevage et de champs avant de rejoindre la gare.

Au final, en mettant simplement mon vélo dans le train, j’ai pu m’offrir une microaventure en gravel et une nuit de bivouac dans le Parc Naturel Régional du Morvan. En partant en novembre, les arbres étaient parés de leurs belles couleurs automnales.

Pour cette nuit en bivouac dans le parc du Morvan, j’ai testé la nouvelle aire d’éco bivouac ouverte en 2023. Elle est à proximité de la Maison du Parc de Saint-Brisson dans une zone arborée un peu à l’écart. On y trouve 2 structures permettant de s’abriter, un foyer pour faire un feu et des toilettes sèches. En revanche il n’y a pas d’eau. Comme j’étais seule, j’ai installé ma tente sous l’une des structures vu qu’ils annonçaient de la pluie. À la Maison du Parc qui est à 5 minutes à pied, les toilettes extérieures restent ouvertes et donnent accès à un point d’eau.

C’est un super aménagement, sobre mais efficace. Il n’est pas possible de réserver sa place donc il risque d’y avoir pas mal de monde l’été. C’est une aire de bivouac, pas un camping. Il faut donc démonter sa tente le matin et on n’y reste qu’une nuit. En cas de souci, il y a aussi un camping à Saint-Brisson à quelques kilomètres.

Les règles du bivouac dans le parc du Morvan sont accessibles ici.

Aventures au long cours

2 semaines en vacances à vélo en Forêt Noire

Pour l’été 2023, j’ai choisi de passer 2 semaines de vacances à vélo en Forêt Noire, en suivant plus ou moins des véloroutes suivant les envies. La Forêt Noire n’est pas particulièrement plate. Donc j’ai combiné le vélo avec le train sur de nombreuses portions de trajets pour éviter des montées ou des tronçons sans piste cyclable.

Rejoindre et quitter la Forêt Noire en train avec son vélo

Le plus simple est de prendre un TGV Paris – Strasbourg dans lequel on peut réserver un place vélo. A Strasbourg, il est aisé de traverser la frontière en prenant le train pour Offenbourg. Depuis cette ville, on peut rejoindre facilement les autres villes de Forêt Noire ou d’Allemagne grâce aux nombreux trains régionaux. Vous pouvez retrouver mon explication pour trouver son trajet en train + vélo non démonté sur cette page.

Se déplacer en train avec son vélo en Allemagne

Le bon plan : le ticket de train valable pour toute l’Allemagne. Il s’agit d’un pass valable pour l’ensemble des trains régionaux (uniquement) en Allemagne. Il coute 49€ par mois. Attention, c’est un abonnement et il faut donc bien se désabonner ce qui implique d’anticiper un peu son achat. Car il faut se désabonner avant le 10 du mois en cours pour ne pas payer le moins suivant. Il n’est valable sur les mois calendaires (du 1er au 30).

Donc si vous souhaitez vous déplacer du 15 au 30 du mois d’août, il faut vous abonner au pass entre le 1er et le 9 août et le résilier le 9 août pour que la résiliation soit valable au mois de septembre. Le pass sera valable tout le mois d’août. Si vous voyagez à cheval sur 2 mois, il faudra payer 2 mois d’abonnement. Malgré cela, le pass est vraiment très pratique et surtout très rentable ! Pour le trajet en train Strasbourg – Offenbourg, il ne faut prendre un ticket que pour la partie française (Strasbourg – Kehl). La portion allemande du trajet est couverte par le pass.

Cette région de l’Allemagne est très bien desservie en train avec des lignes et des gares nombreuses et des trains fréquents. Tous les trains régionaux acceptent les vélos non démontés. Nous n’avons pas eu le moindre problème avec nos vélos.

Hébergements

Petite déception en ce qui concerne les campings. Il n’y a pas une densité importante de campings, juste ce qui est nécessaire. Ce qui veut dire qu’on n’a pas toujours le choix des étapes. Il n’y a souvent pas d’emplacements pour les tentes. On doit souvent aller dans un champ trop petit en haute saison par rapport au nombre de campeurs : on est donc souvent proches les uns des autres. Ils sont aussi relativement chers : entre 28 et 35€ pour 2 personnes sans électricité en haute saison.

Aménagements cyclables

L’Allemagne, y compris en Forêt Noire, est un pays royal pour les vacances à vélo. Il existe de très nombreuses pistes cyclables, même dans les zones rurales. C’est un bonheur d’y circuler. Le retour en France fut rude (heureusement compensé par l’amélioration de la nourriture).

Kinzigtal radweg et Baumwipfelpfad

Au départ d’Offenbourg, nous choisissons de suivre la Kinzigtal radweg dans le sens inverse de celui conseillé, pour aller vers la Forêt Noire, en montant donc. Nous nous arrêtons au camping de Steinach. Une fois entrées dans la Forêt, nous prenons le train pour Freudenstadt pour rejoindre le départ officiel de la Kinzigtal radweg, que nous ne démarrons pas tout de suite. Nous plantons la tente au camping puis prenons un bus pour rejoindre la ville de Bad Wildbad où se trouve le Baumwipfeldpfad. Nous avons choisi de ne pas y aller à vélo car ça grimpe ! Et le bus est inclus dans le pass de train.

Le Baumwipfeldfad, c’est une structure de bois et de métal qui permet de monter au-dessus de la cime des arbres et d’avoir une très belle vue sur la Forêt Noire. Il est possible de descendre via un toboggan ! Un peu plus loin, il y a une passerelle au dessus d’un gouffre. Une très belle après-midi au milieu des arbres. Nous reprenons ensuite le bus pour rejoindre notre camping.

Le lendemain, nous démarrons enfin la Kinzigtal radweg dans le bon sens (celui de la descente). Pour cette étape, nous allons jusqu’à Gutach.

Triberg

Finalement, nous décidons de quitter la véloroute car nous voulons aller vers le sud. Comme il n’y a pas de piste cyclable et que ça monte (on devient exigeant), nous prenons le train avec notre pass pour rejoindre Triberg.

A Triberg, nous visitons le musée sur la Forêt Noire (et son train miniature incroyable) et surtout allons admirer la cascade. Cette cascade est la plus haute d’Allemagne avec 163m de haut. Nous ne sommes pas déçues du détour. Le parcours est très bien aménagée pour les poussettes (ça grimpe mais c’est faisable). Nous reprenons ensuite en fin d’après-midi le train pour Fribourg, la “capitale” de la Forêt Noire.

Fribourg

Fribourg est une ville très agréable à visiter et à vivre, c’est un coup de cœur du voyage. Nous y sommes restées 3 jours. Le centre-ville est intégralement piéton et cyclable, il y a beaucoup de vélos partout. Nous faisons les touristes : visite du Münster et de son marché, dégustation de bratwurst, déambulation dans la vielle ville, déjeuner à la Markthalle, montée en funiculaire sur la colline (le Schlossberg) pour profiter de la vue, dégustation de bière dans une brasserie.

La Südschwarzwald radweg

Nous souhaitons ensuite suivre la véloroute du sud de la Forêt Noire (Südschwarzwald radweg) et suivons les conseils du site : prendre le train jusqu’à Titisee pour éviter 1000m de dénivelé (positif évidemment). A Titisee, après avoir plantée la tente, nous allons passer l’après-midi à Badeparadies qui porte bien son nom. C’est un énorme complexe aquatique avec piscine au milieu des palmiers, un grand nombre de toboggans pour tous les âges et surtout un espace détente avec de multiples saunas.

Le lendemain, nous démarrons la véloroute. Le parcours nous fait pédaler au milieu des arbres, sur des voies très calmes, c’est vraiment très beau. Nous passons la nuit à Stühlingen. Nous poursuivons ensuite le trajet jusqu’à Murg, après avoir visité la charmante ville de Lauchenburg, à cheval entre Allemagne et Suisse.

Le Rhin

Nous rejoignons le Rhin et retrouvons l’eurovélo 15 sur cette portion commune. C’est une véloroute importante, nous croisons plus de cyclotouristes. Nous campons dans un club de canoë au bord du Rhin qui autorise le camping en tente.

Nous poursuivons notre route jusqu’à Lörrach, toujours sur la Südschwarzwald radweg où nous plantons notre tente au camping. Ensuite, nous prenons le train pour Bâle pour profiter d’une petite pause culture et d’une soirée au bord du Rhin. Les bâlois utilise le fleuve pour se déplacer : ils mettent leurs affaires dans un sac étanche, se jettent à l’eau et ressortent quelques centaines de mètres plus loin ! Bâle est aussi accessible à vélo depuis le camping avec des pistes cyclables, comme nous l’expérimentons au retour (ayant raté le train).

Le lendemain, nous pédalons jusqu’à Staufen. C’est notre premier échec de camping : ils sont tous complets ! Nous choisissons de faire un tour à la piscine municipale pour en profiter pour nous doucher puis partons chercher un spot de bivouac. Finalement, nous demandons à planter notre tente dans le jardin d’un hôtel restaurant. La propriétaire a été absolument adorable et nous a offert le café le lendemain.

Nous en profitons pour visiter Staufen, très mignonne petite ville avec son marché très dynamique et qui est au milieu de la zone viticole de Bade. Nous en profitons pour faire une dégustation chez des producteurs. Ici, tous les centre-ville sont pour les piétons et les vélos, même dans les petites villes rurales. C’est tellement agréable.

Incursion en France

Avec regret, nous quittons la radweg. Elle nous aura offert de superbes passages en forêt, entourés d’arbres, sans voitures mais pas sans dénivelé. Nous faisons ensuite 30km et traversons la frontière pour trouver un camping français plus à notre goût : moins cher, avec un grand emplacement par tente et pas de multiples services. En revanche, au revoir les pistes cyclables à l’instant même où nous passons la frontière. Le lendemain, en laissant la tente au camping, je fais l’aller-retour à Neuf-Brisach. C’est une cité Vauban (bien française, la place principale touristique est un gigantesque parking, on est loin des mignons centre-ville allemands). Il y a également un musée de street art dans un ancien fort militaire que je prends le temps de visiter.

Retour en Allemagne

Direction Breisach-am-Rhein (la ville allemande jumelle de Neuf-Brisach), où nous prenons le train pour le nord jusqu’à Lahr. Depuis Lahr, après une petite dizaine de km, nous arrivons dans notre camping. Comme d’habitude, les tentes sont censées se mettre dans un tout petit champ l’une à côté des autres mais nous obtenons l’autorisation de nous installer dans un grand champ à l’arrière. Le camping dispose d’un très grand espace de sauna inclus dans le prix de l’emplacement. On ne se prive pas pour en profiter.

Dernier jour des vacances : nous faisons le trajet retour pour Lahr où nous prenons un train pour Offenbourg, puis pour Strasbourg d’où part notre TGV du retour.

L’Allemagne et la Forêt Noire, avec ses pistes cyclables 4 étoiles, se prête parfaitement aux vacances à vélo. La Forêt Noire offre tous les paysages qu’on souhaite avoir en vacances à vélo, moyennant quelques dénivelés. Entre les pistes au milieu des arbres et les visites culturelles à Fribourg, la Forêt Noire offre suffisamment de diversité pour un long séjour. A vélo, combiné avec le train, on peut visiter pas mal de choses.

Aventures au long cours

Une semaine à vélo gravel en Espagne depuis les Bardenas en Navarre jusqu’au Pays Basque

DSCF4495

Pour une semaine de vacances à vélo au début du printemps, j’ai choisi d’aller vers le chaud. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers l’Espagne. Je me suis donc concocté un itinéraire à vélo depuis le désert des Bardenas, la Navarre pour finir au Pays Basque au bord de l’océan.

Informations pratiques

Comment y aller en train avec son vélo

Depuis Paris, on peut prendre le TGV jusqu’à Hendaye avec réservation de place vélo. Vous pouvez trouver ici mon tuto pour trouver et acheter sa place vélo dans un train.

Puis j’ai pas mal cherché sur le site de la RENFE pour trouver le trajet en train régionaux espagnols jusqu’à mon point de départ à proximité des Bardenas. J’ai finalement trouvé avec un changement à Altsasu. Le site ne propose pas de base ce changement à Altsasu car il faut changer de gare, ce qui ne pose pas de problème à vélo (moins de 10min de vélo entre les 2 gares). A la place, ils proposent un changement à Vitoria – Gasteiz qui fonctionne aussi mais fait faire quelques kms en plus. Il faut parfois prendre un supplément vélo en achetant son billet (au moment de l’achat) sur le site de la RENFE. Les explications en français et les trains autorisés avec son vélo sont disponibles ici.

Pour le retour, j’avais prévu de pédaler avec mon vélo depuis les Bardenas puis la Navarre jusqu’au Pays Basque français pour repartir d’Hendaye avec le TGV direct. Malheureusement il a été annulé avec la grève (contre la réforme des retraites de 2023). Je suis partie finalement de San Sebastian un jour plus tôt. J’ai pris un genre de RER qui part tous les 1/2h et dure 35min pour Hendaye. J’ai enchainé ensuite avec un TER pour Bordeaux puis un TGV avec place vélo réservée pour Paris.

Ravitaillement

Aucun souci pour se ravitailler sur le parcours, il y a beaucoup d’épiceries ou de supermarchés. De plus tous les bars quasiment servent des pintxos et des tortillas ce qui est très pratique pour les pauses des cyclistes. Pas d’inquiétude de mourir de faim ou de soif en Espagne.

Hébergements

Pour limiter les coûts, j’ai cherché des auberges et des nuits en dortoir. Il faut chercher Albergue sur google. Je me suis donc trouvée souvent sur le parcours du Camino, le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, car c’est l’hébergement typique de ce pèlerinage. Je détaille les hébergements dans le parcours détaillé par la suite.

Stationnement du vélo

L’une de mes inquiétudes du voyage était de pouvoir stationner mon vélo en sécurité la nuit, notamment dans les villes. Au final, je n’ai eu aucune difficulté. J’ai pu mettre mon vélo à l’intérieur de tous les hébergements (même une fois dans la laverie de l’hôtel). J’ai eu l’impression que les hôteliers avaient plutôt l’habitude de ce type de demandes et n’étaient pas choqués que je la formule.

A Pampelune, il existe un service de stationnement sécurisé des vélos dans la rue, dans des boites vidéosurveillées, pour 2€. Je n’ai pas essayé mais il suffit de télécharger l’application a priori.

Voitures et parcours

Il est parfois difficile d’éviter les grosses routes face à l’absence d’alternative. Heureusement, les espagnols au volant sont globalement très respectueux des cyclistes. Et les grosses routes ont souvent une bande de 1m/1,5m sur le côté qui permet d’être un peu à l’écart. Cela reste un des points négatifs du voyage. Il n’y a pas beaucoup de petites routes et lorsqu’il y en a, ce sont souvent des chemins agricoles avec un revêtement plus ou moins roulant. J’étais contente d’avoir un vélo gravel qui m’a permis de justement prendre ces petites routes.

Il n’y a pas beaucoup de pistes cyclables sauf à San Sebastian. En revanche, j’ai pu faire 2 voies vertes : celle d’Irati et celle de la Plazaola. Les deux valent le détour et sont décrites dans le détail ci-dessous. Le détail des voies vertes de Navarre est ici et celui pour l’ensemble de l’Espagne est là. Elles sont aménagées comme des espaces naturels et donc avec un gravier assez roulant mais pas d’enrobé. Les tunnels sont rarement éclairés, n’oubliez pas vos lumières.

En termes de relief, à peu près rien n’est plat. J’ai fait de petites étapes pour ne pas cumuler beaucoup de dénivelé par jour mais le compteur monte vite. Au final, j’ai pu trouvé un parcours à vélo varié me permettant de découvrir les Bardenas, la Navarre et le Pays Basque.

Une semaine à vélo en Espagne entre Bardenas, Navarre et Pays Basque : détail du parcours

Jour 1 : désert des Bardenas

Après mon trajet en train, j’ai dormi à l’auberge la Huertica à Valtierra où je suis restée 2 nuits pour passer une journée à visiter les Bardenas. Cette auberge dispose d’un local vélo pour 3€.

J’ai tout simplement fait la boucle d’environ 35km qui fait le tour de la zone militaire. N’oubliez pas de prendre de l’eau, c’est bien un désert. Je n’ai pas progressé pas très vite car j’ai fait beaucoup d’arrêts photos. C’est un lieu assez incroyable, effectivement digne d’un western américain. Il y a des monuments rocheux avec des formes alambiquées, d’anciennes cabanes de berger et au milieu une route de gravier. Cette zone désertique est entourée de champs dont on se demande comment ils sont irrigués l’été.

58 km, 270m de D+

Jour 2 : de Valtierra à Olite

Peu de km pour cette journée que j’ai pédalé le matin pour pouvoir visiter Olite l’après-midi. C’est une très jolie petite ville médiévale avec son château royal réhabilité au XVième siècle avec moult tours à monter et à descendre. Olite est l’ancienne capitale de la Navarre, région où je suis actuellement et qui fait culturellement partie du grand Pays Basque (beaucoup de choses sont traduites en Basque). Olite est aussi la capitale des vins de la Navarre.

J’ai dormir à l’hôtel Alda Castillo de Olite qui m’ont gentiment autorisé à stationner mon vélo dans leur laverie.

38km, 440m de D+

Jour 3 : de Olite à Undués de Lerda

Mais qu’est-ce que je fais là au milieu de nulle part ? C’est ce que je me dis peu avant l’heure du déjeuner lorsque la faim commence à se faire sentir en ne voyant que des chemins de gravier devant et derrière et aucune âme qui vive.

L’aventure dans l’aventure

Pourtant, j’avais commencé la journée de manière toute à fait classique par une belle montée jusqu’au village de Ujué et son église du XIème siècle.

Ensuite, ce fut le début de l’aventure dans l’aventure. En effet, pour éviter une grosse route, j’ai choisi de suivre la proposition de Komoot qui fait passer par des chemins dont je ne suis pas très sûre de l’existence ou du fait que j’arrive à y passer avec mon vélo. (Komoot m’avait déjà envoyé vers un chemin qui n’existait pas un mois auparavant lors d’une randonnée en Italie). Une carte sur place m’indique que le chemin que je souhaite prendre est indiqué en chemin de randonnée « GR » sur environ 1,5km. Je me lance.

Assez vite, je me dis qu’il faudra que ça passe car je ne pourrais pas faire demi-tour. En effet, je suis beaucoup descendue dans des chemins très très accidentés. J’avance doucement dans les descentes, encore plus doucement dans les montées. Je suis au milieu de collines, avec aucun village ou humain ou même mouton à l’horizon, sur un chemin de 4×4. Après une bonne montée, j’atteins finalement la sortie du vallon et me retrouve avec une superbe vue sur la vallée du fleuve Aragon. J’aperçois même les sommets enneigées des Pyrénées au loin. Quel soulagement et fierté d’y être arrivée ! J’ai bien mérité mon pique-nique.

Le retour à la civilisation

Après la descente vers les villages, les routes et la civilisation, il me reste encore quelques kms et une montée finale vers le village de Undués de Lerda. Ce village est sur la route du chemin de Compostelle, ce qui me permet d’y trouver une super auberge, tenue par une très gentille dame (qui m’a cuisiné un très bon bocadillo). Dans laquelle je suis seule car c’est hors saison. Ça sera mon unique incursion dans la région Aragon, j’avais en effet franchis le fleuve du même nom pour y arriver.

65km, 1070m de D+

Jour 4 : de Undués de Lerda à Aioz

C’est ce jour-là que j’expérimente ma première voie verte de Navarre. Je démarre la journée par une décente dans le froid. En effet, il fait 3 degré, comme pour me rappeler que ce n’est pas encore l’été. Je passe devant le château de Javier du Xième siècle, où naquit St François Xavier.

Ensuite, je rejoins la voie verte de l’Irati. Il s’agit d’une ancienne voie de chemin de fer qui serpente au fond d’un canyon. Les anciens tunnels du train sont toujours utilisables, c’est marrant d’y passer. Une fois sortie de la voie verte, je choisi de faire une belle montée pour aller jusqu’au point de vue sur la Foz de Arbaiun. Je ne regrette pas mon effort, la montée valait le coup. J’ai 100m de vide sous mes pieds, beaucoup de rapaces qui tournoient au-dessus de ma tête, un canyon très impressionnant creusé par un petit cours d’eau qui avance doucement au fond.

Ensuite, je fais demi-tour pour obliquer vers l’Ouest et enfin prendre la direction de l’océan. Le demi-tour sera le thème de la journée car je suis tombée plus loin sur une route fermée par le propriétaire. Impossible de passer et je ne me vois pas avancer et me retrouver face à un virulent agriculteur. Demi-tour donc pour quelques kms en plus et un passage par la grosse départementale. Je finis la journée à Aioz où je dors à l’hôtel. Aioz est une mignonne petite ville avec un très joli pont médiéval à 4 arches.

77km, 680m de D+

Jour 5 : de Aioz à Pampelune

Je fais le trajet rapidement par une grosse route sans intérêt. En effet, je n’ai pas trouvé d’alternative. Les pistes cyclables à l’arrivée dans Pampelune sont fort appréciées. Je consacre l’après-midi à la visite de la ville. Pampelune est une étape importante du camino. Même si c’est la basse saison, je croise des pèlerins dans les rues, dans la cathédrale. Dans mon auberge, je suis la seule à ne pas faire le camino. Beaucoup de nationalités différentes font visiblement ce chemin, la cuisine de l’auberge est remplie de pèlerins d’Europe mais aussi d’Asie.

28km, 150m de D+

Jour 6 : de Pampelune à Goizueta

Je ne le savais pas encore mais cette journée allait être la journée parfaite du voyage à vélo !

Après une sortie de Pampelune par la grosse route pas très intéressante ni confortable, je rejoins la voie verte de la Plazaola. C’est aussi une ancienne voie de chemin de fer (mais attention, il y a quand même quelques montées raides) avec pas mal d’anciens tunnels dont un très long (n’oubliez pas les lumières). La voie est globalement en descente dans le sens que j’ai pris. Sur l’ensemble du parcours, j’ai trouvé les paysages incroyables. Il y a des portions où l’on arrive au milieu de nulle part, dans un décor de collines assez encaissées mais nous on roule presque à plat grâce aux tunnels et au travaux faits pour le train.

Je vous conseille quasiment obligatoirement de faire un arrêt à Lekunberri dans l’ancienne gare très joliment réhabilitée en restaurant avec moults pintxos et un personnel très sympathique. Il y a un service de locations de vélos dans une ancienne rame de train pendant la saison.

Après cette pause, les paysages n’ont fait qu’être de plus en plus beaux au fur et à mesure de l’avancée. On ne croise que des moutons ou des ânes et on profite de la vue à chaque virage.

On a envie que ces routes ne s’arrêtent jamais mais j’ai dû la quitter avant la fin pour une dernière montée pour rejoindre la vallée de l’Urumea. 15km de descente sur une petite route sans aucun trafic pour rejoindre l’auberge où je passe la nuit. La dame parle français, je suis seule (comme j’avais pris une nuit en dortoir, c’est très appréciable), il y a un jardin qui donne directement sur la rivière qui elle donne directement sur un petit pont en pierre. Que demander de plus ? Une épicerie avec bières locales à deux pas et une cuisine pour se préparer un bon dîner ? Je les ai eues aussi !

62km, 950m de D+

Jour 7 : de Goizueta à San Sebastian

Ca devait être l’avant dernier jour du voyage mais les grèves de la SNCF en ont décidé autrement. Il me faut donc rentrer un jour plus tôt et ce jour sera finalement mon dernier.

Je poursuis la descente dans la vallée de l’Urumea et entre dans le Gipuzkoa. C’est l’une des trois provinces de la communauté autonome du Pays Basque. Je suis accueillie par de la pluie comme il se doit au Pays Basque. La rivière Urumea grossit et est en fait un fleuve vu qu’elle rejoint l’océan. Je continue à la suivre globalement en descente (avec quelques montées quand même) puis arrive dans la périphérie de la zone urbaine de San Sebastian / Donostia qui est une grosse zone industrielle. Après un passage routier pas très sympathique, je rejoins une piste cyclable sur les derniers 5 km qui me permet de rejoindre sereinement San Sebastian et l’océan. L’après-midi est consacré à la visite de San Sebastian et à la dégustation des derniers pintxos du voyage. Je dors à l’auberge avant de faire le trajet du retour vers Paris le lendemain matin.

33 km, 290m de D+

Conclusion

Cette semaine de voyage à vélo Gravel depuis les Bardenas en Navarre jusqu’au Pays Basque aura rempli toutes ses promesses. Les paysages étaient au rendez-vous, avec des beaux points de vue (l’intérêt d’avoir du relief même si ça fatigue les jambes). Vu depuis le vélo, les paysages étaient également variés, entre le désert des Bardenas, les pâturages des moutons, les anciennes voies de chemins de fer de Navarre au milieu des collines creusées et les arbres en bordure du fleuve Urumea au Pays Basque. Les délicieux pintxos et tortillas que l’on trouve dans chaque bar/café en font les parfaits alliés du cyclotouriste pour remplir les petits creux. Du fait du passage par des grosses routes, je ne conseillerais pas ce parcours avec des enfants et conseillerais aussi d’éviter la haute saison. Mais au global, cela reste une super semaine de vacances à vélo. Vivement la prochaine !

Aventures au long cours

Vacances à vélo à travers la République Tchèque, l’Autriche et l’Allemagne

DSCF3466

En quelques mots

Pour mes 3 semaines de vacances à vélo d’été, j’ai choisi de faire un tour entre Autriche, République Tchèque et Allemagne. Je suis partie de Vienne, j’ai remonté vers la République Tchèque en suivant l’eurovélo 9 et la véloroute Vienne – Prague. J’ai traversé la Moravie du sud et la Bohème du sud pour le rejoindre la véloroute de la Vlatva (Eurovélo 7). Dans le parc du Šumava, j’ai plus ou moins suivi l’eurovélo 13 avant de suivre la véloroute Prague-Münich pour terminer en Bavière en Allemagne.

Généralités sur les vacances à vélo en République Tchèque et en Allemagne

La topographie

La République Tchèque, ça n’est pas plat. J’ai surtout évolué en Moravie du sud et Bohème du sud et les parcours ne sont quasiment jamais plat. Pas mal de montées à prévoir (et donc de descentes). Arrivée en Allemagne, le profil était plus plat. Le départ de Vienne vers le nord est dans un partie plate de l’Autriche, pas de difficultés de ce côté-là.

La nourriture

On ne va pas en République Tchèque pour ses spécialités culinaires. Pour l’approvisionnement du cyclovoyageur, il y a heureusement de très nombreuses petites épiceries quasiment dans chaque village (nommées Potrovny). Elles sont beaucoup plus répandues qu’en France. Quelques légumes, des conserves, du pain et des pâtes. Leurs pains sont en général bons, mais pas vraiment leurs viennoiseries. Il n’y a pas beaucoup de variétés. En revanche, oubliez les marchés en plein air et les magasins en vrac et bio. Peut-être y en a-t-il dans les grands villes mais mon parcours n’y passait pas (sauf Tabor). L’arrivée en Allemagne a été une amélioration sans être incroyable, j’ai pu retrouver des marchés, des rayons bio et de meilleures boulangeries.

La température

De fin juillet – mi-août : parfaite. Un peu plus de 30 degré les jours de canicules, 22-25 les jours normaux, un peu de pluie mais pas trop, c’est parfait pour pédaler. En revanche, les jours de pluie quand on est mouillé, il fait frais. La température descend pendant la nuit, 10/11 degrés dans les montagnes du Sumava.

La signalisation

Les parcours sont très bien indiqués en République Tchèque. Il y a en plus beaucoup de parcours à vélo dans le parc du Šumava (c’est le loisir numéro 1). Très bien indiqué en Allemagne également. En Autriche, attention, la véloroute Vienne – Prague n’est pas fléchée.

L’état des routes pour vélo

Globalement très bon. A part quelques portions très dégradées, la plupart du temps, on roule sur un très bel enrobé.

Globalement, en République Tchèque et en Allemagne, tous les voyants sont au vert pour de belles vacances à vélo.

Venir à Vienne en train + vélo

J’ai choisi le train pour aller de Paris à Vienne. Il y a un train de nuit mais il ne permet de prendre son vélo sans le démonter. J’ai donc cherché un trajet où je n’aurais pas besoin de démonter mon vélo (voir ici mon article pour savoir comment trouver cela). J’ai donc pris 4 trains : Paris -> Strasbourg, Strasbourg -> Bâle, Bâle -> Zürich, Zürich -> Vienne. Départ à 7h20, arrivée à 22h40. Puis encore 5 km pour arriver au camping. La journée fût un peu longue.

Retrouvez ici mon article expliquant comment trouver son trajet en train avec son vélo non démonté.

Le dimanche, je reste sur place pour visiter Vienne.

Repartir de Bavière avec un vélo

Il n’est malheureusement pas possible de prendre une place vélo dans les trains depuis Münich. J’ai donc choisi de prendre un bus FlixBus au départ de Nüremberg, avec des places vélos à l’arrière que l’on peut réserver. C’est direct pour Paris.

Vacances à vélo en République Tchèque et Allemagne : détail du parcours

1ère semaine : de Vienne à Tabor

Le lundi, je pars de Vienne en suivant la véloroute Vienne – Prague, qui n’est pas du tout indiquée côté autrichien. Heureusement, j’avais téléchargé la trace gps (ici). Le parcours suit aussi souvent les eurovélos 9 et 13. Premier arrêt à Poysdorf à environ 80km de Vienne, au milieu de l’une de leur côte des vins. Avec distributeur de vin au camping !

Le mardi, je franchis sous la pluie la frontière tchèque en milieu de matinée et découvre tout de suite le village de Valtice et son superbe château. Direction ensuite Mikulov, à quelques km de là, qui est une très jolie ville pavée avec encore un énorme château. Le ton est donné du voyage en République Tchèque. Je déjeune d’un repas typiquement tchèque (poulet pané) puis prends la route rapidement car il me reste encore 50km avant mon étape du soir à Krhovice. Heureusement, la véloroute est parfaitement aménagée (sauf sur qq km), en légère descente et avec un ciel superbe. Dodo dans un camping au bord d’une rivière (mais sans douche).

Le mercredi, je poursuis sur la véloroute jusqu’au camp de Bitov. Je termine la journée dans une espèce de camping usine surpeuplé au bord d’une charmante rivière, surplombée d’un château (évidemment).

Le jeudi, direction le Canada tchèque, superbe zone de forêts de sapins. C’est aussi le début du dénivelé. J’ai la chance de dormir dans un « cyclocamp » où l’on se sent bien accueilli en arrivant à vélo.

Vendredi, je traverse le Canada tchèque direction Jindrichuv Hradec où je trouve un camping à qq km de la ville.

J’y reste le samedi pour visiter la ville de Jindrichuv Hradec (encore un énorme château, un couvent, un musée). Le dimanche, ayant mal à la cheville, je choisis le train pour rejoindre Tabor où je retrouve Graziella pour la suite du voyage.

2ème semaine, de Tábor à Český Krumlov, sur la Vlatva cycle route

Le lundi de la deuxième semaine, nous partons vers l’Est vers le château d’Orlik. Ce château au bord de la Vlatva me permet de rejoindre la Vlatva cycle route (Moldau en allemand) ou Eurovélo 7, que nous suivrons pour partie vers le sud. Le mardi, nous poursuivons vers le château de Zvikov que nous prenons le temps de visiter. Ensuite direction Pisek où nous prenons deux trains pour nous avancer jusqu’à Český Krumlov. Là, nous découvrons le train dont tous les voyageurs à vélo rêvent : un wagon entier pour transporter des vélos, de la place pour 100 vélos ! En plus des 8 places dans notre wagon que nous utilisons. Ce sont les trains qui vont vers le parc national du Šumava, très apprécié des tchèques pour y faire du VTT, comme nous le découvrirons plus tard.

Mercredi, nous visitons Český Krumlov et son incroyable château du 13ème siècle (inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco). Outre le château perché sur son rocher, le village en bas autour d’un méandre de rivière est particulièrement sympathique.

2ème semaine, le parc national du Šumava

Le jeudi, nous partons en direction du parc national du Šumava, dans lequel nous entrons en milieu d’après-midi. Nous ne suivons pas la Vlatva cycle route car elle emprunte en partie une route trop fréquentée donc faisons notre propre parcours par des petites routes. Nous dormons à Frymburg et devons prendre le ferry pour rejoindre la ville. En effet à cet endroit, le parc est au sud du lac (la Vlatva devient réservoir d’eau à cet endroit car il y a un barrage en amont) et les campings sont en rive nord, à l’extérieur du parc. Nos premiers tours de roue dans le Šumava nous permettent de voir que nous allons grandement l’apprécier !

Le vendredi, nous poursuivons notre route sur la Vlatva cycle route jusqu’au camping de Soumarsky Most. Le mot camping désignant en réalité deux étendues d’herbe de part et d’autre de la rivière, avec toilettes sèches, sans eau courante et sans douches mais avec un bar de chaque côté de la rivière, car le plus important, c’est bien la bière fraiche !

Il y a beaucoup de parcours à vélo dans le parc qui ont tous parfaitement fléchés. Avec la carte que nous avons achetée, il est facile de se repérer et de choisir notre parcours chaque jour. La Vlatva cycle route est numérotée 7. Nous suivons également souvent une voie numérotée 33 nommée « Šumava Magistrala ».

Le samedi, nous poursuivons notre parcours (et notre montée) dans le parc et nous arrêtons à Antygl. Le camping devient refuge en hiver. Après avoir passé un col à 1160m, nous sommes maintenant à 810m d’altitude au coeur de la forêt, les nuits sont plus fraiches. Nous avions passé dans la journée Kvilda qui est la fin de la Vlatva cycle route.

Le dimanche, nous décidons de rester une journée à Antygl et faisons une petite randonnée. Le soir, nous acclimatant aux traditions tchèques, nous faisons un feu de camp devant la tente. En effet, il y a des emplacements pour faire du feu un peu partout dans le champ qui sert de camping et les tchèques en usent abondamment.

Lundi : nous nous enfonçons dans les montagnes du Šumava et passons leurs petites stations de ski. Le soir, nous nous offrons le luxe d’une nuit dans un lit dans la station de ski de Zelezny Ruda.

3ème semaine : fin du Šumava et Bavière

Le mardi, nous choisissons de suivre l’eurovélo 13 qui monte dans les parties moins fréquentées du parc à la frontière entre République Tchèque et Allemagne, le long de l’ancien rideau de fer. A la mi-journée, nous sortons finalement du magnifique parc du Šumava puis franchissons la frontière de l’ancien rideau de fer pour pénétrer en Allemagne.

Là, les paysages sont bien différents : de grands champs sur des petites collines, de grands corps de ferme tous équipés de panneaux solaires et des tracteurs flambants neufs. Nous sommes dans la partie agricole de la Bavière. Les villages arborent fièrement leurs volets bavarois. Nous dormons à Furth im Wald. De là, nous récupérons la véloroute Münich – Prague que nous suivons en direction de Münich avec une première étape à Nittenau dans un camping avec piscine extérieure chauffée. En Bavière, nous retrouvons des villes adaptées pour le déplacement à vélo ainsi que d’incroyables pistes cyclables reliant les petits villages entre eux.

Le jeudi, nous poursuivons la route et arrivons à Regensburg (Ratisbonne en français) à midi. Nous nous posons au club de canoë qui fait aussi camping puis allons visiter la vielle ville médiévale. C’est le 4ème site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco du voyage. Nous consacrons le vendredi à la visite de la ville.

Le samedi, nous avançons ensuite tranquillement en direction de Nüremberg. Le dimanche, pour notre dernier jour, nous prévoyions de terminer notre trajet en train. Malheureusement, tous les trains régionaux étaient pleins (avec les tickets à 9€, les allemands se massivement reportés sur le train). Nous avalons à vélo les 40km pour rejoindre le terminus du S-bahn de Nüremberg et arrivons assez tôt pour visiter la vieille ville et manger enfin un bon repas dans un restaurant thaï avant de prendre notre bus de retour pour Paris.

Conclusion

Avec plus de 2 semaines de voyage à vélo en République Tchèque, je peux dire que c’est un pays parfaitement adapté au voyage à vélo, si l’on est prêt à accepter quelques montées. Le temps est clément, les épiceries très souvent présentes, les parcours à vélo bien signalés sur des routes en bon état. Avec en bonus, un château tous les 50km à visiter ou un site inscrit au patrimoine de l’Unesco. Un parfait mélange entre paysage et culture. On peut aussi juste profiter des paysages si c’est ce qu’on préfère, en particulier dans notre joyau du voyage, le parc national du Šumava.

L’ensemble du parcours entre République Tchèque, Autriche et Allemagne était très agréable en vacances à vélo.

Aventures au long coursLe petit vélo

Voyage en Slovénie en vélo pliant Brompton

DSCF2891

En juin, j’ai pu passer une semaine de vacances en Slovénie. J’y suis allée en train depuis Paris. Mais sans possibilité de prendre mon vélo non démonté, j’ai donc choisi de partir avec mon Brompton. Un nouveau pays pour lui après le séjour à Londres. Petit récit d’une semaine de voyage en Slovénie en vélo pliant Brompton.

Parcours

La vallée de la Vipava

Après quelques jours à Ljubljana, je pars en train pour Dornbek. Je fais ensuite 18km entourée de vignes avant de rejoindre Ajdovščina où je m’arrête pour la nuit. Le lendemain, je poursuis ma route en longeant la rivière Vipava qui donne son nom à la vallée, célèbre pour son vin. J’arrive vers midi à Vipava (la ville) où je profite d’un verre de vin blanc local. Environ 15km pour cette matinée de vélo. Je prends ensuite le car pour Postojna.

Les grottes karstiques

Après avoir déposé mes affaires à l’hôtel, je vais visiter les grottes de Postojna, célèbres notamment car on les parcourt en partie en train !

Le mercredi matin, je me lève tôt pour faire le trajet à vélo jusqu’au château de Predjama avant la foule (10km aller). En effet, il y a une portion assez longue sans aménagements cyclables. Ce château assez incroyable est construit dans une grotte ! Etre arrivée tôt me permet aussi de visiter le château avant qu’il soit rempli de gens. Retour à vélo à l’hôtel (10km pour le retour), puis je prends le train direction Divača. Arrivée à la gare, je pédale 4 km pour rejoindre Škocjan. Je dépose mes affaires à l’auberge de jeunesse puis fonce visiter (encore) les célèbres grottes de Škocjan. Celles-ci sont incroyables, elles atteignent 100m de haut ! Pas de photos malheureusement, celles-ci sont interdites.

La côte adriatique

Jeudi matin, retour à vélo à Divača (4 km) où je prends un train pour Koper, le long de la côte adriatique. Je laisse mes affaires à la consigne de la gare et mon vélo aussi, bien attaché devant un bar, et prend le car pour Piran au bord de la mer. Je déjeune de fruits de mer et de vin blanc local puis pars visiter la ville à pied. Retour à Koper en car où je passe la nuit. A noter que Koper est sur l’Eurovélo 8 qui suit la côte adriatique.

Vendredi, je prévoyais de prendre le train pour Ljubljana mais malheureusement il y a des travaux sur la ligne. Dommage, il faudra faire le trajet en car. Moins confortable mais pas de problème avec le vélo plié. Je dors à Ljubljana.

Les champs de houblon

Le samedi est mon dernier jour. Je laisse mes affaires à la consigne de la gare de Ljubljana puis prend le train pour Polzela afin de pédaler au milieu des champs de houblon dans une des zones productrices de bières de Slovénie. Le long du parcours de 25 km, je traverse Žalec et sa fontaine de bières avant de rejoindre la ville de Celje où je reprends le train pour Ljubljana. C’est ensuite le départ en train de nuit pour rejoindre Paris (via Münich).

Avantages et inconvénients du voyage en Brompton ou en vélo pliant

L’avantage principal de voyager avec un vélo pliant est l’intermodalité. On peut très facilement mettre son vélo dans le train ou le car. Notamment pour passer les portions moins intéressantes ou plus difficiles. C’est aussi un vélo plus facile à sécuriser car on peut le prendre avec soi dans la chambre d’hôtel. Le système de sacoche avant de Brompton est très pratique pour transporter un gros volume. Parfait pour du « foldingbikepacking ».

En revanche, il ne permet pas de parcourir les mêmes distances ni les mêmes dénivelés qu’un vélo classique (sauf si on est très sportif). Pour un pays comme la Slovénie, assez valloné avec de beaux paysages, c’est un peu frustrant. J’ai parfois dû prendre le train là où j’aurais préféré faire du vélo.

Ce voyage en Slovénie en vélo pliant Brompton m’a donc donné très envie de revenir avec mon vélo de voyage habituel pour explorer le pays encore plus en profondeur.

La Slovénie à vélo

La Slovénie est un pays très  « vélo friendly ». Le vélo est l’un des sports nationaux, que ce soit le vélo de route ou le VTT. De nombreuses villes ont des pistes cyclables. En particulier la capitale, Ljubljana. Les slovènes en voiture sont généralement respectueux en doublant les vélos.

L’office du tourisme slovène propose beaucoup de parcours pour découvrir le pays, en tourisme, vélo de route ou VTT, à découvrir ici.

Microaventures

7 enfants en week-end sur la Loire à vélo, c’est possible !

IMG_8405

En quelques mots

Pour mon traditionnel week-end à vélo avec mes amis, chaque année est un nouveau challenge car les familles s’agrandissent. Pour cette année, nous serons 13 adultes, 7 enfants dont 2 bébés et 4 carioles pour un week-end de 3 jours sur la Loire à vélo, entre Saumur et Tours.

En plus, les familles déménagent donc nous avons cette année des personnes venant de Paris, Lyon et Nantes.

Le détail du parcours

Le parcours ne suit pas la Loire à vélo pendant 3 jours. Nous commençons par un parcours proposé par l’office du Tourisme au départ de Saumur qui rentre dans les terres (et les vignes). Puis nous rejoignons la Loire pour la suivre jusqu’à Tours.

Premier jour

Une partie des participants parisiens arrive le jeudi soir à Saumur où nous dormons dans un Airbnb.

Le vendredi matin, nous commençons par aller acheter du vin au Domaine Bobinet, producteur de  « vins vivants ».

Puis, nous rejoignons le début de la boucle « Vignobles et vallée du Thouet » (détail ici). Comme nous nous enfonçons dans les terres, c’est un peu moins plat que de suivre la Loire. Nous profitons du parcours entre vignes et murs en vielles pierres. Nous trouvons une superbe table de pique-nique à côté d’un jeu pour enfants. L’après-midi, nous nous arrêtons pour visiter une champignonnière. C’est une exploitation de champignons de Paris qui est installée dans une ancienne carrière de Tuffeau, la pierre qui a été utilisée pour construire les bâtiments dans la région. C’est également une cave donc faisons aussi une petite dégustation. Le soir, nous arrivons au camping de Montreuil-Bellay, avec piscine ! Un peu plus de 50km pour cette étape avec un petit peu de dénivelé. Vive le vélo électrique pour tirer la cariole !

Les lyonnais, parisiens et nantais nous rejoignent le soir au camping. Depuis la gare de Saumur, ils suivent la vélofrancette sur une dizaine de km.

Deuxième jour

Nous reprenons la route en direction de la Loire. Arrivés à Montsoreau, nous dégustons du vin dans un caveau de producteurs. Juste après sur le parcours de la Loire à vélo, nous trouvons encore un super emplacement de pique-nique : table de pique-nique pour grands et petite table pour petits, à l’ombre, à côté d’un caviste/café/vendeur de glaces.

Nous reprenons ensuite la route jusqu’à Rivarennes où nous attend le camping (avec piscine). Environ 50km pour cette étape.

Troisième jour

Troisième jour facile et plat, nous suivons le parcours de la Loire à vélo. Nous traversons la Loire pour aller au marché de Langeais, très grand et particulièrement sympathique, au pied du château.

Nous nous arrêtons à Villandry (encore un beau château) dans une aire de pique-nique très bien aménagée. Fin du parcours à la gare de Tours où tout le monde se dit au revoir pour repartir chacun dans sa direction. Environ 44km pour cette journée sans aucune difficulté.

Rejoindre le parcours en train

Depuis Paris, il faut prendre les TERs Paris – Tours puis Tours – Saumur. Il y a également quelques places vélos à réserver dans le TGV Paris – Tours. Au retour depuis Tours, TER direct pour Paris.

Depuis Lyon, il y a un Intercités avec des places vélos à réserver qui va à Saumur et qui repart de Saint-Pierre-des-Corps (à 3 km de Tours).

Depuis Nantes, tout peut se faire en TER en longeant la Loire.

Il est aussi possible d’arriver en train à Montreuil-Bellay pour rejoindre le parcours le soir du premier jour sans faire de vélo.

Conclusion

Ce parcours est la suite de la portion Orléans – Tours que nous avions fait lors d’un week-end précédent.

Pas de difficulté majeure sur ce parcours sauf le premier jour, un peu plus valloné. Mais avec un vélo électrique, même les parents avec cariole ont pu le faire sans problème. Faire le parcours avec 7 enfants n’a pas posé problème non plus. Les enfants sont en général contents d’être sur les vélos ou dans les carioles et la piscine à la fin de la journée est toujours très appréciée. Aucune raison donc de se priver du plaisir de faire un week-end sur la Loire à vélo, même avec des enfants.

Le petit vélo

Un week-end à Londres en Brompton (vélo pliant)

Tamise brompton

J’ai profité d’une promotion sur les billets d’Eurostar pour aller à Londres. Ça m’a permis de découvrir Londres sur un week-end avec mon Brompton, le fameux vélo pliant. C’est un retour aux sources pour lui, les Bromptons sont produits dans la banlieue de Londres.

Pour celles et ceux qui ont suivi mes aventures en vélo pliant, le Brompton vient d’arriver dans ma collection.

Le parcours

Dès la sortie de la gare de St Pancras international, direction le Regents canal. C’est un canal longé par une voie verte aussi utilisée par les piétons, le parcours est très agréable. J’arrive ensuite au marché aux fleurs de l’East End puis redescend jusqu’au marché aux puces de Brick Lane. Déjeuner à Brick Lane. L’après-midi, direction la Tate modern en longeant la Tamise par le nord pour franchir la Tamise par le millenium bridge. Après la visite de la Tate (gratuite), je suis la Low line, un parcours à pied qui suit une voie de métro et m’arrête à flat iron square pour une bière avant d’aller dîner dans un restaurant indien à Shoreditch.

Je démarre le deuxième jour par un English breakfast pris dans un petit restaurant de quartier typique. Puis direction le Bristish museum, toujours à vélo. On peut garer son vélo à l’intérieur de l’enceinte du musée, il suffit de faire un petit signe aux gardiens à l’entrée. Après la visite du musée, je déjeune au food court de Seven dials market à Covent Garden. L’après-midi, je fais un tour à vélo qui m’emmène à Trafalgar square puis Buckingham Palace pour finir à Hyde Park.

Prendre l’Eurostar avec un vélo pliant

L’Eurostar permet d’emporter un vélo pliant mis dans une housse. Il y avait avant le covid un système de bagagerie qui permettait de prendre un vélo normal non démonté mais ce service a été suspendu.

Le départ de l’Eurostar est comme à l’aéroport, avec le passage d’une sécurité puis de la frontière (n’oubliez pas votre passeport !) avant d’arriver au hall d’embarquement permettant l’accès au quai du train. Problème : la compagnie impose de plier le vélo et de le mettre dans sa housse dès le début du parcours ! Très pénible puisqu’il faut ensuite le porter plié dans tous les zigzags des queues. C’est malheureusement le cas des deux côtés de la Manche.

À l’arrivée en revanche aucun souci. On peut déplier son vélo sur le quai en descendant du train, sortir de la gare et pédaler directement dans les rues de Londres.

Faire du vélo à Londres

Londres investit dans le développement d’infrastructures cyclables avec notamment les cycling highways qui à terme devraient mailler la ville. Pour l’instant, il n’y en a pas beaucoup de construites donc sur les gros axes, on est souvent dans des couloirs bus avec les bus à double étage (!).

En revanche, il n’y a pas tant de circulation automobile que ça. Londres a mis en place un système de « congestion charge », il faut payer pour accéder au centre de Londres en voiture. Ils ont aussi pas mal de « quiet street » donc on est assez à l’aise à vélo dans les petites rues de quartier.

L’un des avantages d’utiliser un vélo est d’économiser le métro londonien, plus cher que celui de Paris. Pour un week-end, avoir un Brompton ou un vélo pliant est une façon rapide et économique de se déplacer à Londres.

Rouler à gauche à vélo

Faire du vélo à Londres implique de rouler à gauche. Ça n’est pas si difficile que je pensais. Au bout de quelques carrefours, on prend vite le pli. C’est plus difficile à pied où on ne sait jamais où regarder pour traverser.

Aventures au long coursMicroaventures

1 semaine à vélo dans le Calvados

DJI_0207

En quelques mots

Après mes deux semaines de voyage à Vélo dans le Cotentin, je poursuis sur ma dernière semaine de vacances dans le Calvados. J’ai fait mon itinéraire au jour le jour en suivant une carte du Calvados à vélo trouvée au camping de Bayeux. J’ai au final passé 5 jours entre le bocage, la Suisse Normande et le pays d’Auge. Il est possible de passer plus de temps notamment de le pays d’Auge pour faire une semaine complète à vélo dans le Calvados.

Détail du parcours

Jours 1 & 2 : Le bocage normand

Au départ de Bayeux, je prends la route vers le bocage normand. Il est plus creusé que celui du Cotentin, les côtes sont plus longues. L’agriculture est aussi moins préservée. Il y a encore parfois des haies mais aussi de grands champs de maïs. Je parcours 58km le premier jour jusqu’au camping de Saint-Martin des Besaces. La pluie s’invite dès le réveil du 2ème jour. J’arrive à ce qu’il reste du viaduc de la Souleuvre puis rejoins Vire. Ensuite, je rejoins le camping de Flers après 62 km où il n’y a plus que des cyclotouristes à cette période (fin août). En effet, je viens de rejoindre la Vélofrancette.

Jours 3 & 4 : La Suisse Normande

Le Calvados me plait toujours et la météo se tient pour l’instant, je décide de poursuivre en suivant ma carte et la Vélofrancette. Et bien m’en a pris car je découvre ce qui sera la plus belle journée du voyage : la Suisse Normande. Comme son nom l’indique, elle se mérite un peu. On voit même quelques sapins. Mais arrivée au rocher d’Oëtre, quelle vue !

Je prends ensuite la voie verte de la Suisse Normande qui est une des mieux aménagées de France, en plus d’être dans un cadre exceptionnel. C’est une ancienne voie de chemin de fer de fret, on croise donc d’anciens sites industriels. La voie a été aménagée avec un enrobé bien roulant (et non un stabilisé), il y a des aires de pique-nique et des points d’eau. Sur le bord de la route, je tombe sur un panneau indiquant la brasserie La Lie, obligée d’y faire un tour. Le soir, je pourrais rafraîchir mes bières en les trempant directement dans l’Orne, le camping de Caumont-sur-Orne étant au bord de l’eau. 60km pour cette journée.

Le lendemain, je poursuis la voie verte jusqu’à Caen puis la baie de l’Orne. Arrivée à la mer, direction l’Est et Merville, seule ville avec un camping 2 étoiles dans le secteur. Je finis la journée avec 58km. Je dîne face à la mer avec toujours ce vent insupportable dès qu’on est près des côtes. Il me faut retourner encore une fois dans les terres.

Jours 5 & 6 : Le pays d’Auge

Je rejoins donc le pays d’Auge pour échapper au vent. Il fait enfin grand soleil et pas trop chaud, c’est très agréable. Bien évidemment, il y a quelques montées et descentes. 65km pour ce premier jour en Pays d’Auge. Après une nuit au camping de Beaumont en Auge, je m’arrête à Pont-l’Evêque acheter du fromage. Puis je rejoins Deauville après 27km où je reprends le train pour Paris.

Rejoindre et quitter le parcours en train

La gare de Bayeux est accessible en train direct depuis Paris, ainsi que la gare de Deauville. D’autres villes sur le parcours sont accessibles en train (Vire, Flers, Caen, Pont-l’Evêque), la Normandie est bien pourvue en TER depuis et vers Paris. Toutes les infos sur le site de TER Normandie ou sur mon article pour trouver son trajet en train + vélo non démonté.

Aventures au long cours

Vacances à vélo entre Angers et le Cotentin (+ Mont-St-Michel)

DJI_0166

En quelques mots

Pour mes deux premières semaines de vacances à vélo de l’été 2021, j’ai choisi de faire un parcours à la carte entre Angers et le Cotentin en passant par le Mont-St-Michel. C’est un trajet entre terre et mer, au départ d’Angers dans les Pays de la Loire jusqu’à Bayeux en Normandie. J’ai d’abord suivi le parcours balisé de la Vélofrancette le long de la Mayenne, puis fait une incursion en Bretagne avant de rejoindre le Mont-Saint-Michel. Puis je me suis dirigée vers le Cotentin en passant par Avranches, Granville, Saint-Germain-sur-Ay, Valognes, Barfleur et enfin Bayeux, en suivant quelques portions de la Vélomaritime.

Le parcours n’est pas particulièrement plat, on est souvent dans le bocage qui alterne montées et descentes (jamais très longues), sauf sur les portions d’itinéraires vélos balisées. J’ai surtout pris des petites routes de campagne sans trafic, à rouler au milieu des champs (de vaches, de meules de foin, de maïs), des vergers ou carrément sur la grève dans la baie du Mont-Saint-Michel.

La météo n’était pas vraiment défavorable car il n’a pas plu mais pas très favorable non plus. Le soleil ne se montrait jamais avant midi et il y a eu du vent assez fort tous les jours. Heureusement, les champs avaient très souvent leurs haies pour me protéger du vent, notamment dans la zone préservée du parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin.

Je détaille ci-dessous le parcours de mes vacances à vélo sur 2 semaines en passant par le Mont-St-Michel et finissant par le Cotentin.

Le détail du parcours

Jours 1, 2 & 3 : la Vélofrancette entre Angers et Mayenne

Au départ d’Angers, il n’y a qu’à suivre les panneaux de la Vélofrancette pour suivre l’itinéraire. Il suit le chemin de halage de la Mayenne (la rivière). Il est globalement plat et comme pour tous les itinéraires balisés en août, j’y croise un grand nombre d’autres cyclotouristes. Le parcours est très bien aménagé, avec des tables de pique-nique et des toilettes publiques régulièrement.

Je m’arrête le premier jour au camping de Daon après 45km. Meilleur rapport qualité prix du voyage : 6€ pour accès à une piscine chauffée et tables de pique-nique à disposition.

Le deuxième jour, après avoir passé Laval, il me faut quitter la Vélofrancette et monter un peu pour rejoindre Andouillé et son camping municipal après 70km. Encore un tarif imbattable, moins de 4€ pour du wifi et des tables de pique-nique à disposition.

Le troisième jour, j’arrive à Mayenne (la ville) et c’est là que je quitte la Vélofrancette après 27km.

Jours 3, 4 & 5 : incursion en Bretagne pour rejoindre le Mont-Saint-Michel

Après Mayenne, je prends la direction de l’ouest pour rejoindre Fougères en Bretagne, puis l’étang du boulet. Je remonte ensuite vers le Nord pour rejoindre le Mont-Saint-Michel et atteindre enfin la Normandie.

Le soir du 3ème jour, je dors à Ernée dans un camping à la ferme après 60km. J’y fait la rencontre de Marie-Jeanne qui fait un Tour de France avec son van aménagé et son chihuahua. Le matin, elle m’offre le petit déjeuner.

Le 4ème jour, je découvre Fougères qui est très mignon et a un château impressionnant mais quelques pentes assez raides. J’avais repéré une institution locale qui vend des galettes saucisses mais qui est malheureusement fermée en août. Le soir après 64km, je dors au camping de l’étang du boulet et profite des tables de pique-nique au bord de l’eau.

Le 5ème jour, je découvre Bazouges-la-Pérouse, mignon petit village (labellisé petite cité de caractère), où je tombe sur un petit marché qui me permet enfin de déguster une galette saucisse ! Ouf, car dans quelques kilomètres je quitte la Bretagne pour arriver au Mont-Saint-Michel après 43km.

Jour 6 : visite du Mont-Saint-Michel

La visite de l’abbaye est incroyable, je profite du relatif peu de monde en cet été 2021 (c’est quand même très dense). Je donne les informations pratiques pour le visiter à vélo dans cet article spécifique.

Jours 6 & 7 : du Mont-Saint-Michel à Granville

Après la visite du Mont, je reprends le vélo et je roule directement sur la grève, à côté des moutons de prés-salés, avec vue sur le Mont. J’arrive à Avranches après 30km où je campe dans un lieu à cheval entre la ferme et le camping avec vue sur le Mont-Saint-Michel. Le lendemain, la météo n’est pas vraiment au rendez-vous donc je m’arrête assez vite à Granville après 35 km. Après une dégustation de galette saucisse sur le pouce, je me repose l’après-midi au port de Granville.

Jours 8 à 10 : tour dans l’ouest du Cotentin

Je choisi d’avancer au jour le jour ne planifiant pas les étapes à plus d’une journée d’avance. En effet, la météo n’est pas super favorable. Il ne pleut pas mais en revanche il y a du vent qui souffle en continu depuis le nord. Les bords de mer ne sont pas très agréables. Donc j’alterne côtes et parcours dans les terres à l’abri du vent.

Le jour 8, je vais de Granville à Coutances en passant visiter l’abbaye d’Hambye avec son église en ruine. Sur le parcours, je tombe par hasard sur une journée porte ouverte chez un éleveur de cochons. J’y déguste la meilleure saucisse du monde. L’arrivée à Coutances après 54km est très désagréable à vélo avec beaucoup de voitures très agressives et des départementales sans pistes cyclables. Je vais dormir au camping sans même aller visiter la ville.

Au 9ème jour, je choisis de rejoindre la mer en passant d’abord par le havre de Saint-Germain-sur-Ay et son très beau corps de garde. Cela marque l’entrée dans le parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin. Puis direction Portbail et son port. Au camping, je peux même planter la tente sur la digue face à la mer ! Et je finis la journée de 55km par des moules frites.

Le 10ème jour, je retourne me mettre à l’abri du vent dans les terres et je retrouve la Vélomaritime. Je pique-nique et fais sécher ma tente au milieu du château de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Ensuite, je quitte la Vélomaritime direction Valognes, la plus grosse ville au milieu des terres que je rejoins après 50km. Je dors au camping municipal avec encore une super table de pique-nique. Malheureusement pas abritée de ce vent qui me suit depuis le début du voyage.

Jours 11 à 13 : à l’Est du Cotentin

Le matin du 11ème jour à Valognes, je tombe par hasard sur un marché aux vaches puis sur la meilleure boulangerie du voyage. Pour fêter ça, je prends un deuxième pain au chocolat. Ensuite petite étape de 31km direction Barfleur, mignon petit port où je reste 2 jours pour me poser un petit peu. Au programme repos et dégustation d’huîtres gratinées. J’ai pris un hébergement de type campétoile qui me permet enfin de pique-niquer à l’abri du vent.

Le 13ème jour, je retrouve la Vélomaritime et suit son tracé le long de la côte. J’ai choisi d’aller vers le sud car le vent souffle toujours du nord. J’arrive à Utah Beach et je croise quelques américains en ancienne voiture militaire. Il fait enfin beau et je profite de la première (et unique) glace des vacances au bord de la mer. Je rejoins ensuite la baie des Veys en limite sud du Cotentin après 54km.

Jour 14 : Bayeux

En quittant le Cotentin, je prends la direction de Bayeux. Je vis une journée parfaite à vélo : beau temps mais pas trop chaud, super parcours sur de petites routes de campagne au milieu des champs avec de petites montées et descentes. Je croise beaucoup de vaches. Après 58km, j’arrive assez tôt pour aller voir la tapisserie de Bayeux, qui vaut vraiment le détour. C’est l’ancêtre de la BD, sur une tapisserie qui a mille ans.

Je dors le soir au camping de Bayeux qui est l’un des mieux aménagés pour les cyclotouristes : accès à un espace cuisine abrité avec tables, éviers, micro-ondes, prises, etc.

Bayeux est la fin de ma séquence de vacances à vélo entre Mont-St-Michel et Cotentin. Je dois me reposer la question de la suite de mon itinéraire. J’avais initialement prévu de prendre le train pour Le Havre et de remonter la côte vers le nord. Mais le vent ne m’a pas quitté depuis le début du voyage et continue de souffler du nord. Je n’ai aucune envie de partir pour une semaine de vent de face. Finalement, je trouve au camping une carte du Calvados à vélo et décide de la suivre au moins pour le jour suivant. La suite de mon parcours est à découvrir ici.

Rejoindre et quitter le parcours en train

Angers est accessible en train depuis Paris avec son vélo non démonté. Attention, il faut prendre le TER jusqu’au Mans et non le TGV. Puis il faut prendre le TER Le Mans – Angers. Attention, le site oui.sncf ne propose pas l’option TER mais uniquement l’option TGV. Il faut passer par le site régional des Pays de la Loire et décocher les options TGV pour pouvoir trouver le trajet.

Pour le retour depuis Bayeux, il y a un train direct pour Paris qui accepte les vélos non démontés.

D’autres villes sur le parcours sont accessibles en train, la Normandie est bien pourvue en TER depuis et vers Paris.


Conclusion

Au final, ces vacances à vélo entre Mont-St-Michel et Cotentin constituent un super parcours où l’on prend le temps de découvrir la belle France de nos campagnes, avec très jolies fermes, champs et châteaux ou églises du moyen-âge régulièrement disséminés. Avec en cerise sur le gâteau, la visite du Mont-St-Michel. Et bien sûr, on y croise de très nombreuses vaches et meules de foin, on est bien en Normandie. Dommage que la météo n’ait pas vraiment été au rendez-vous avec un vent soufflant en continu et peu de soleil. Mais peu de pluie aussi donc je m’en sors bien.

C’est aussi un parcours dans la France détruite par l’influence de la voiture, avec ces centre-ville morts, les magasins fermés ou à vendre, où le seul commerce restant est la boulangerie dans le meilleur des cas. Ce qui rend l’approvisionnement du cycliste un peu plus compliqué, car on a besoin chaque jour de trouver un primeur et une boulangerie. C’est notamment ces bords de mer où les meilleures zones de point de vue au bord de l’eau sont utilisées pour des parkings au lieu d’en faire des lieux privilégiés et au calme pour profiter de la mer (coucou Barfleur et Saint-Vaast-La-Hougue).

Je garde néanmoins un très beau souvenir de ces vacances à vélo entre le Cotentin et le Mont-St-Michel.

Aventures au long coursMicroaventures

Visite du Mont-Saint-Michel en voyage à vélo

Vélo sur la grève du Mont-Saint-Michel

Cet été, j’ai eu la chance de faire la visite du Mont-Saint-Michel durant mon voyage à vélo.

C’est toujours compliqué les visites lorsqu’on voyage à vélo avec toutes ses sacoches. Où laisser le vélo ? Où laisser les sacoches ? Comment accéder au site ?

Comment aller au Mont-Saint-Michel

Plusieurs options sont possibles : en train ou à vélo ou en combinant les deux !

En train

La gare la plus proche est celle de Pontorson. En saison, il y a des trains directs (2 trajets par jour) Paris – Pontorson dans lesquels on peut mettre son vélo. Toutes les infos sur le site TER de Normandie.

Depuis Pontorson, il y a 8 km de voie verte pour arriver à la passerelle d’accès au Mont-Saint-Michel.

A vélo

Il existe plusieurs itinéraires qui arrivent ou passent au Mont-Saint-Michel. L’arrivée sur le mont qui se voit depuis des kms à la ronde est un grand plaisir

  • La Véloscénie entre Paris et le Mont-Saint-Michel
  • La Vélomaritime ou Eurovélo 4, qui longe la côte entre Roscoff et la frontière Belge (et se poursuit encore chez nos voisins du nord)

Vous pouvez faire tout ou partie de ces itinéraires pour une arrivée grandiose.

Pour ma part, je ne suis arrivée par aucun de ces itinéraires mais en venant à vélo depuis l’Ille-et-Vilaine.

Accéder au site

Le Mont-Saint-Michel est accessible aujourd’hui par une passerelle qui peut être empruntée à pied, en navette (gratuite) ou depuis très récemment à vélo.

On peut donc aller jusqu’au pied du mont à vélo.

Où garer son vélo et ses sacoches ?

Pour celles et ceux qui choisissent d’aller jusqu’au pied du mont à vélo, il y a un parking de 70 places vélo sur place (gratuit). (Attention, en haute saison, les 70 places peuvent être vite pleines). Il est a priori possible de laisser ses bagages en consignes (payantes) à l’office du tourisme à côté. Je n’y suis pas allée, je ne peux donc pas le confirmer.

Pour les autres qui laissent leurs vélos sur la terre ferme, il y a 3 zones de parkings vélos (gratuit) au niveau des parkings de départ de la navette. Certaines de ces places sont des boxes fermés que l’on peut verrouiller avec une clé dans lesquelles on peut donc laisser vélo et sacoches.

Pour ma part, j’ai choisi encore une autre option, laisser mon vélo au camping.

Où dormir ?

Il existe une variété d’hébergements bien évidemment à proximité du mont. J’ai choisi de dormir au camping du Mont-Saint-Michel qui était très bien pour les cyclotouristes pour plusieurs raisons :

  • C’est un camping 1 étoile (oui ça existe encore) donc avec juste les équipements nécessaires : toilettes, douches, emplacements plats et enherbés
  • Le personnel est très gentil
  • Il est à proximité immédiate de la passerelle, avec un arrêt des navettes devant et le parcours piéton qui passe juste derrière
  • Il a un abri fermé à clé où l’on peut laisser son vélo et ses sacoches pendant sa visite.

J’ai donc visiter sereinement l’abbaye du Mont-Saint-Michel sans me préoccuper de mettre mes affaires à l’abri.

Bien évidemment, il est nécessaire de réserver bien à l’avance.

Le must do : faire du vélo sur la grève

En repartant après ma visite du Mont-Saint-Michel en direction de Pontaubault pour la suite de mon voyage à vélo, j’ai choisi de rouler sur la grève.

C’est-à-dire de rouler au milieu des pré salés dans lesquels paissent les moutons, au-delà des digues qui protègent la route. C’était une super expérience, pédaler en toute liberté à côté des moutons, tout en voyant le Mont-Saint-Michel au loin.